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Publié par frère jacques

 

Lecture  de l’Evangile :  Matthieu 5:38-48

 

Frères et sœurs dans la foi, je vous propose de découvrir ou de redécouvrir un croyant très sympathique, profondément humain, quelqu’un de vraiment bien et qui colle tout à fait au  texte biblique de ce jour. L’homme se prénomme Joseph et possède un surnom. Mais comme vous le savez des Joseph, dans la Bible, il y en a une bonne dizaine. Partons à leur découverte.

 

Le premier Joseph que nous trouvons dans la Bible est né à Padan Aram en Mésopotamie, et sa mère s’appelle Rachel. Vous rappelez-vous du nom de son père ? (Jacob)

 

Saviez-vous que l’un des explorateurs du pays de Canaan envoyé par Moïse avait un père qui s’appelait Joseph. (Nombre 13.7)

 

Sous le règne de David, nous trouvons un Joseph, Fils d’Asaph et chef d’une classe de musiciens. (1 Chron 25.2,9) 

Au temps d’Esdras, la Bible nous apprend que Joseph, fils de Bani,  renvoie, sur le conseil d’Esdras son épouse étrangère. (Esdras 10.42) Le temps nous manque pour développer les raisons de ce renvoie, mais sachez qu’il n’y a, ici, aucune connotation raciste de sa part.

 

A l’époque du souverain sacrificateur Yéhoyaqim, Néhemie nous apprend qu’il y a un Joseph, sacrificateur, chef de famille de Chebaniahou.  (Néhemie 12.14)

 

Mes recherches dans le Nouveau Testament m’apprennent que Jésus, compte deux Joseph parmi ses ancêtres. L’un a vécu à l’époque du roi David. (Luc 3.30). Le second est le fils de Mattathias. (Luc 3.24-25)

 

Le père de Jésus est ce Joseph, charpentier de Nazareth. (Matth 1.16) Et si je vous disais que Jésus avait un frère qui s’appelait aussi Joseph (Jose, joset forme grec Joseph). Me croiriez-vous ? 

 

Nous arrivons maintenant à l’avant dernier Joseph de la Bible. Celui-ci est un conseiller de distinction, riche. Il a dans son patrimoine un tombeau. L’apôtre Jean nous apprend qu’il faisait même partie des disciples de Jésus. (en secret)  (Jean 19.38) Ce Joseph vivait dans l’attente de la venue du royaume de Dieu (Marc 15.43) pourriez-vous identifiez la ville ou village d’où ce Joseph était originaire ?

Pour vous aider, voici quelques mots qui vous mettront sur la piste :  Pilate, linceul blanc, sépulcre neuf.  (Matt. 27:57-60  et  Luc 23.53) Réponse : Joseph du village d’Arimathée.

 

Maintenant, je vous invite tout particulièrement à être attentif à ce dernier Joseph. Il est l’homme que je désire vous présenter. Il appartient à la tribu de Lévi. Il a donc des liens particuliers avec le Temple de Jérusalem. Il fait partie d’une famille de la diaspora juive ayant émigré à Chypre. Il possède une propriété foncière dans la région de Jérusalem. Il est  aussi prédicateur de l’Evangile. On le surnomme le frère qui encourage, qui exhorte et console.

 

J’aime à dire que c’est le frère qui remet les gens en route par ces exhortations bienveillantes. Mais c’est aussi un frère qui vit les autres appels de la Parole de Dieu, comme l’Evangile qui nous est proposé ce dimanche.

 

Jésus disait : Vous avez appris… « œil pour œil, et dents pour dents, moi je vous dis… Ne résistez pas au méchant; mais, si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui l’autre. Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. »

 

En disant cela Jésus tente de remettre ses auditeurs dans le chemin d’une juste pratique religieuse. C’est vrai que l’appel à aimer ses ennemis n’est pas chose simple à pratiquer. Les bénir et leur faire du bien, prier pour ces gens qui nous font du tort ou nous persécutent, voilà qui semble bien au-dessus de nos forces.

 

Les médias de ces dernières semaines relayaient les appels à la vengeance, à la haine, à la guerre contre Israël. Le monde bouge.  Tunisie, Egypte, Lybie, Barhein, Algérie…

 

Jésus appelait ces auditeurs à la pratique du bien. Il les invitait à rendre le bien pour le mal. Cet appel Joseph, fils d’exhortation l’avait reçu 5 sur 5 et il l’avait intégrée dans son vécue. La Bible nous dit qu’il possédait une propriété, et posséder une propriété c’est sécurisant, car qui sait ce que demain lui réserve ? Notez qu’il vend sa propriété et que personne ne l’a obligé à le faire. C’est donc en toute liberté qu’il agit.

 

Quand on pense qu’à l’époque où cet homme vivait, il n’y avait ni caisse de retraite, ni sécurité sociale, voici que cet homme apporte le fruit de la vente aux pieds des disciples. Par ce geste libre, il manifeste sa totale confiance en Dieu et fait preuve d’une grande foi.

 

Sa vie devient une véritable prédication, et son courage devient lui, exemplaire. Je ne suis interrogé sur ce Joseph qui pratique le bien et je me suis demandé  comment réagirait-il s’il était confronté à un ennemi ? Quelle exemple nous donnerait-il ? Lui ferait-il du bien ?

 

Hors voici y a un certain temps, un ennemi audacieux, cruel, spécialisé dans l’organisation des arrestations de croyants  sévissait dans la région. Il forçait les chrétiens à blasphémer, et sans ménagement, il arrachait les hommes et femmes de leur maison, et les faisait jeter en prison. Pour une raison jusque là inconnue, l’homme avait disparu et tous les croyants espéraient bien qu’il ne revienne pas. (Actes 8:3) (Actes 26:11) 

 

Tout à coup, le bruit courre que l’homme est de retour dans la région. On tente de faire croire qu’il a changé, mais  ses faits et gestes hantent encore  toutes les mémoires. On apprend qu’il se serait converti au christianisme, et qu’il tente de se joindre aux disciples. La nouvelle paraît si invraisemblable, qu’il n’est pas question pour l’Eglise de se laisser prendre au piège.

 

Pourtant , notre dernier Joseph, appelé aussi Barnabas, ose prendre le risque d’aller à sa rencontre. Il ne tarde pas à découvrir l’authenticité de la conversion de cet homme. Il va même jusqu’à le prendre sous son aile pour l’amener ensuite dans l’Eglise qu’il ravageait jadis.

Joseph devient ainsi le garant du changement qui s’est opéré dans le cœur du persécuteur. Quel courage !

 

Voici le passage biblique qui nous relate le fait. (Actes 9:27-29) « Alors Joseph-Barnabas, l’ayant pris avec lui, le conduisit vers les apôtres, et leur raconta comment sur le chemin Saul (le spécialiste de la persécution des croyants)  avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé, et comment à Damas il avait prêché franchement au nom de Jésus. Il allait et venait avec eux dans Jérusalem, et s’exprimait en toute assurance au nom du Seigneur. Il parlait aussi et disputait avec les Hellénistes; mais ceux-ci cherchaient à lui ôter la vie. »

 

J’aurais voulu être là pour goûter à cette dimension d’amour et de pardon jaillissant au cœur de cette Eglise meurtrie. Cela dût être quelque chose d’indescriptible !  C’est que les choses n’en sont pas restées là. 

 

La prière, le pardon, la bénédiction donnée à ce persécuteur converti ont produit une abondante source de bénédictions pour d’autres Eglises, pour d’autres peuples.  Elle est même venue jusqu’à nous. En effet, cette transformation opérée dans la vie du persécuteur va nous apporter plus tard la majorité des Epîtres que contient la Bible (les Epîtres de St Paul aux Romains, aux Galates, aux Ephésiens, aux Thessaloniciens…à Timothée… etc) 

 

Saul de Tarse, cet ancien persécuteur converti à Jésus-Christ,  prend maintenant le nom de l’Apôtre Paul ; Joseph, lui, est depuis un certain temps déjà appelé Barnabas. (le frère qui exhorte, console)  Tous deux se retrouvent désignés par l’Esprit Saint et sont envoyés par leur communauté pour fonder des Églises.

 

Frères et sœurs, il nous faut sans cesse nous inspirer de cet exemple et le vivre pleinement afin de permettre à l’œuvre de Dieu de se développer. Devenons des fils d’exhortation, des consolateurs. 

 

Et comme Joseph – Barnabas, apprenons à ne jamais enfermer les gens dans un passé, mais au contraire, vivons l’Evangile qui vient, aujourd’hui, réorienter nos pratiques religieuses. Que  chaque jour, lorsqu’à la radio ou à la télévision nous entendrons les prévisions météorologiques nous nous rappelions la bonté de Dieu qui fait pleuvoir ou briller son soleil sur les justes et les injustes.

 

Par beau temps ou par pluie, rappelons-nous qu’être parfait c’est :

Aimez et prier pour ses ennemis,

Bénir au lieu de maudire

Faire du bien à ceux qui nous haïssent.

Que Dieu nous aide, chaque jour dans notre pratique religieuse. Je vous dis à tous, bonne route sur ce chemin ou Dieu nous appelle à vivre.

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Isabelle 21/02/2011 21:03



Merci, Frère Jacques, pour le partage de tes réflexions sur la lecture de l'Evangile de Matthieu 5 : 38-48


Que Dieu nous aide à agir selon sa volonté au quotidien. Oui, qu'Il nous donne la grâce de suivre son chemin d'Amour. AMEN.