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Publié par frère jacques

Méditation

 

Lectures :  Actes 10.34-43   Epître 1 Jean 4:7-10   Jean 15:9-17

 

Je vais vous raconter une histoire, un peu comme Pierre Belmarre la raconterait sur les antennes de la radio. Il était une fois un roi d’Orient très puissant qui régnait sur un très grand pays.  Il était juste et bon, tout en étant inflexible avec les méchants. Ses sujets vivaient heureux et tout le pays jouissait d’une grande prospérité. Dans ce pays les habitants mangeaient à leur faim. Le roi avait un fils unique qui faisait la joie de sa vie. Le peuple saluait en lui l’héritier du trône. Le père avait fait tailler, pour son fils, un vêtement d’apparat merveilleux chez le plus habile tisserand du royaume.

 

Le jeune prince désirant parfaire ses études demanda un jour à son père la permission de partir pour un pays étranger. Après lui avoir fait quelques recommandations, le père le laissa partir pour l’étranger. Dans la valise, il emporta sa robe de fête qu’il avait bien l’intention de porter dans de rares occasions en souvenir de son père bien aimé.

Bientôt le fils fut à la tête de sa classe, ce qui suscita la jalousie de l’un de ses camarades d’études qui après lui avoir cherché querelle pendant des mois, finit par le tuer.

 

En cherchant dans ses objets personnels, la police du royaume découvrit la véritable identité du jeune homme. La robe de fête découverte fut renvoyée au grand roi qui l’identifia comme étant celle de son fils. 

Inconsolable, le roi garda précieusement le vêtement, dernier souvenir qui lui restât de son cher fils qu’il venait de perdre. Etreint par le désire de vengeance, le roi convoqua ses deux plus fidèles gardes et leur donna l’ordre de se mettre en route pour retrouver le meurtrier de son cher fils. 

 

Ces gardes avaient une sacrée réputation dans le pays; jamais ils ne s’étaient trompés et ils avaient toujours ramené tantôt un voleur, tantôt un criminel.

 

Le premier garde était de petite taille au visage de furet, oreilles décollées, narines largement fendues et bouche mince…L’autre, était tout en muscle et de forte corpulence. Bien qu’ils fussent si différents l’un de l’autre, ces deux hommes avaient un point commun : leur regard était glacial et on les sentait inaccessible à la pitié. Après plusieurs jours de recherche, ils étaient de retour. Il ne leur avait pas fallu longtemps pour trouver le coupable de cet odieux assassinat. Ils livrèrent donc au roi l’assassin de son fils, qui le fit mettre dans la prison la plus proche du palais.

 

Le jour du jugement arriva et tout le peuple fut convoqué. La salle du trône était recouverte de grandes tentures sombres marquant ainsi le deuil qui frappait la famille royale et tout un peuple. Le siège, à la droite du roi, était vide, soulignant encore plus profondément la disparition du prince.

Au banc des accusés, se tenait le meurtrier, l’air hagard, encadré de deux gardes. Tous les yeux se fixèrent bientôt sur lui, qui, affalé sur son banc, attendait le verdict de mort.

 

Un silence absolu régnait dans la salle quand le roi prit la parole et demanda un huissier : « Qu’on apporte ici la robe de mon fils » Reconnais-tu cette robe demanda le roi au meurtrier ?

 

Oui, majesté, elle appartenait au jeune homme que j’ai tué. Je ne savais pas qu’il était ton fils, mais j’étais jaloux de lui, qui pouvait porter de si belles choses, alors que moi, je n’avais rien.

 

- Sais-tu que tu mérites la mort pour avoir versé le sang innocent ?
-Je le sais et je donnerais ma vie pour ne pas avoir cédé à un mouvement d’égarement 
- En mourant, mon fils n’a-t-il rien dit ?   

Hélas ! Il n’a pu dire que deux seuls mots : « Père, pardonne ! »  puis il a rendu le dernier soupir. J’ai pensé alors qu’il était coupable, puisqu’il demandait pardon à son père.

 

A ces mots, le roi inclina la tête et parut plongé dans la réflexion.

Tout le monde attendait la décision qu’allait prendre le roi. Un silence redoutable avait envahi l’auditoire, lorsque tout à coup, le roi reprit la parole pour annoncer au criminel : la loi de ce pays te condamne à mort;  puis le roi, troublé, baissa à nouveau la tête.

 

Après quelques instants,  comme sortant d’un cauchemar, et se tournant vers l’un des gardes le roi dit :  Revêtez le condamné de la robe de mon fils.

Les gens se regardèrent les uns les autres et se demandaient, si le roi, dans son immense chagrin, n’avait pas perdu la raison. Quant au condamné, il tremblait de tous ses membres, croyant à un nouveau supplice destiné à lui faire sentir encore plus complètement l’horreur de son crime.

Quand il eut revêtu l’habit du prince, une grande paix envahit tout son être et, échappant à ses gardiens, il se jeta aux pieds du roi, implorant son pardon. Relève-toi, lui dit le roi, et assieds-toi à ma droite. Je ne puis que pardonner à celui qui porte la robe de mon fils, aussi je te pardonne comme il t’a pardonné, car c’est ton pardon qu’il a demandé en mourant. Il n’avait rien fait qui eût pu m’attrister ajouta encore le roi.

Désormais, tu devras vivre comme il aurait vécu, sa vie sera ta vie, tu seras mon fils et je serai ton père. Cette histoire est véritable, car elle est celle de tout homme.
Le Roi représente Dieu qui est juste et saint et ne peut voir le péché. Le Fils est le Seigneur Jésus donnant sa vie pour nous.

Vous souvenez-vous encore de notre lecture de l’Evangile ?
V 9 « Comme le Père m’a aimé, je vous ai aimé.
V 12 Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimé.
V 14 Vous êtes mes amis, si vous faite ce que je vous commande »

Serions-nous capable de pardonner comme le fit ce roi qui pardonna au meurtrier de son fils ?

Ecoutons l’exhortation que nous adresse l’Epître de Jean. 1 Jean 4:7-10 Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, car l’amour est de Dieu et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu.

Luc, le médecin de l’Apôtre Paul écrivait : Actes 10:34-43. Dieu ne fait point de favoritisme (v34)  
Celui qui craint Dieu et pratique la justice est agréable à Dieu. (v35)

Puisse cette histoire du roi d'Orient et de son fils nous conduire à vivre du pardon et à donner le pardon à ceux qui commettent l'irréparable.


Ne nous contentons pas seulement de l’entendre, mais vivons-le, car c’est ainsi que nous montrerons notre attachement à Dieu.

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