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Frère Jacques pose un regard sur trois textes bibliques et partage sa réflexion avec la Communauté de l’Eglise Protestante Unie de Belgique à Gembloux – Belgique.

 

Lectures :  Exode 19:2-6  Romains 5:6-13  Matthieu 9:36-10:8

1 -  Le regard de Jésus sur les gens.

2 -  Son action en leur faveur

3 -  Des témoins parlent

4 -  Jésus appelle des collaborateurs.

 

1 - Le regard de Jésus sur les gens.

L’Evangile de ce matin, nous met en présence de Jésus de Nazareth. Il regarde la foule qui l’entoure et il est gagné par l’émotion de ce qu’il voit. Cette foule languissante, abattue dépérit physiquement, et moralement. Une foule qui manque de vivacité, d’entrain que l’on peut comparer à des brebis sans berger. Cette foule est l’image de cette humanité qui s’épuise inutilement en des chemins qui ne mènent nulle part, une humanité qui erre et vagabonde d’un lieu à un autre. Cette vision va guider Jésus tout au long de sa vie et le pousser à agir en faveur du peuple. Jésus  s’en va de lieu en lieu pour faire du  bien, et par son enseignement allumer dans les cœurs une nouvelle étincelle de vie, une espérance vivante.

 

2 -  Son action en leur faveur.

Regardons ensemble l’action vivifiante de Jésus sur son passage. Dans le village de Cana il s’en va porter secours à deux jeunes qui viennent de s’unir pour la vie et qui sont en train de rater le plus beau jour de leur vie. Le vin est en train de manquer, car ils n’attendaient pas autant de monde. Plus loin,  Jésus traverse le village de Jéricho pour rendre la vue à un aveugle. Dans le village des dattes, Béthanie, en son temps et à son heure, Jésus arrive pour ressusciter le frère de Marthe et de Marie. Il   profite de cette occasion, pour proclamer devant la tombe : Je suis la Résurrection et la Vie. A l’une des sœurs du défunt il déclare : Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu.

 

Lorsqu’il entre à Capernaüm, Jésus écoute la détresse d’un officier romain qui ne sait pas comment faire face à la paralysie et à la souffrance de son serviteur alors qu’il possède lui-même une grande foi. (Matt. 8:5-13)  Jésus lui ordonne de rentrer chez-lui et de laisser vivre sa foi. L’officier découvre un peu plus tard que son serviteur est guéri. Jésus met à profit cette rencontre pour proclamer qu’à la table du royaume des cieux, on pourra voir non seulement les grands patriarches Abraham, Isaac, Jacob, mais d’autres personnes venant de l’Orient et de l’Occident.

 

Frère et sœurs, mes amis, l’Evangile vient de nous montrer avec force  que Jésus ne passe pas à côté des gens sans les voir, sans les regarder. Il n’est pas indifférent à la détresse humaine, comme  beaucoup de nos contemporains le croient. Jésus voit les gens qui sont "à plat", tous ceux et celles qui n’en peuvent plus, qui ont dans le cœur une immense lassitude, ou le dégoût profond devant l’absurdité d’une vie qui paraît ne pas avoir de sens et dans laquelle on tourne trop souvent en rond.

 

Jésus voit l’immense détresse de ces milliards d’hommes et de femmes, d’enfants mal nourris ou abusés sexuellement. Il voit toutes les victimes de la guerre, de ses talibans peut respectueux de la vie humaine et de la propriété d‘autrui, mais aussi tous ces Palestiniens qui revendiquent un état. Il voit nos pays avec leurs scandales à répétition ;  il connaît la vérité sur ce qui c’est passé ces jours sur la mer toute proche de Gaza et ce qui va prochainement encore se passer pour Israël, et les Palestiniens.  

 

Il voit votre détresse, vos peines, vos chagrins, tout ce qui vous accable, et touche votre famille. Il voit la misère morale de tous ceux qui ont échoué;  ou sont délaissés, qui ne se sentent plus aimés, ou si mal aimés, - la déchéance de ceux qui se laissent aller, se droguent, s’étourdissent, et qui peu à peu se détruisent. Oui, je vous le dis, toutes ces choses remplissent Jésus d’émotion, et le touche au plus profond de son être. Le monde entier est sous ses yeux. Regardons maintenant le témoignage de quelques personnes.

 

3- Des témoins parlent.

Voici le témoignage d’un homme qui durant vingt années servit d’un beau père qui n’honorait pas envers lui ses engagements financiers.  « Dieu a vu ma souffrance et le travail de mes mains, et hier il a prononcé son jugement. » - (Jacob) Genèse  31:38-42

 

Exode 3:7-10 A cet enfant sauvé par la fille de son ennemi, et qui dans le désert est lui aussi au service d’un beau-père, Dieu se révèle pour lui dire : « J’ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs, car je connais ses douleurs. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens. Je vais le faire monter vers un bon et vaste pays, dans un pays où coulent le lait et le miel.

 

Voici un père de famille nombreuse (sept fils et trois filles) il  apprend qu’on vient de lui voler trois mille chameaux, que ses serviteurs ont été assassinés et que ses enfants sont morts. Ce père déclare avec force : "Dieu voit jusqu’au extrémités de la terre, il aperçoit tout sous les cieux. (Job 28:24) Dieu connaît les vicieux et il voit les coupables. " (Job 11:11)

 

Un dernier témoignage.

 

Psaume 94:7-9 On égorge la veuve et l’étranger. On assassine les orphelins. On dit que l’Éternel ne regarde pas, que le Dieu de Jacob ne fait pas attention ! Prenez garde, hommes stupides ! Insensés, quand serez-vous sages ? Celui qui a planté l’oreille n’entendrait-ils pas ?  Celui qui a formé l’œil ne verrait-il pas ? 

 

Psaume 94 v 17-23  Si l’Éternel n’était pas mon secours, mon âme serait bien vite dans la demeure du silence. Quand je dis : Mon pied chancelle ! Ta bonté, ô Éternel me sert d’appui. Quand mes pensées  s’agitent en foule au-dedans de moi, tes consolations réjouissent mon âme… l’Éternel est mon abri, mon rocher, mon refuge. Il fera retomber sur les méchants leur iniquité.

 

4 - Jésus appelle des collaborateurs.

Ce qui me frappe encore, dans l’Evangile de ce matin,  c’est  que pour Jésus, cette foule qu’il regarde ressemble non seulement à un troupeau sans berger, mais encore à un vaste champ à moissonner. Jésus ne se laisse pas décourager par ce qu’il voit :  cette foule sans but, sans vision, l’immensité de la tâche, car le champ à moissonner, c’est bien le monde.

 

Jésus passe à l’action. Et sa première action, c’est la prière. Il prie pour que son Père lui donne des moissonneurs. Il en reçoit douze choisis parmi des centaines de disciples qui le suivent. Et ce qu’il sollicite d’eux en premier lieu, c’est leur prière. Il leur fournit même le sujet de prière, et leur indique à qui l’adresser. Invitez le maître de la moisson à augmenter le nombre d’ouvriers moissonneurs. Pourquoi ce chiffre douze ? Ferait-il allusion aux douze tribus d’Israël. Je remarque que les Apôtres commenceront par Israël. C’est là qu’il y a urgence, que le blé est déjà mûre et à engranger.

 

Ce chiffre symbolique de douze évoquerait-il les douze mois de l’année ? Indiquerait-il que la moisson s’inscrit dans un délai fixé d’avance par Dieu ? Que c’est toute l’année qu’il faut prier cette requête ?  Allons, ne perdons pas de temps à réfléchir, mais dépêchons-nous de moissonner car Jésus revient bientôt et il faut que la moisson soit terminée pour que chacun de nous reçoive son salaire. Peut-être nous dira-t-il entre dans la joie de ton Maître bon et fidèle serviteur.

 

Résumons :  

Jésus pose son regard sur les personnes, il voit juste, il n’est pas insensible, il agit judicieusement. Toutes ses interventions ont pour but de nous enseigner. Allons, nous aussi, poser un regard sur toutes celles et ceux qui nous entourent, que notre regard nous fasse voir la moisson qui blanchit. Notre tâche accomplie nous avons rendez-vous avec la Maître de la Moisson.

Tag(s) : #frere jacques

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