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Poemes en images

Samedi 24 octobre 2009



A ceux qui cherchent..

Du pain ! Des jeux !… C’est bien l’antique phrase

D’un peuple usé, insatiable et vain.

Mais c’est encore la tienne, ô pauvre humain

Que l’âpre soif des voluptés embrase.

Tu veux jouir de la vie… c’est bien !

Mais à deux pas, dans le vieux cimetière,

Il en est tant qui dorment sous la pierre.

Ton tour viendra. Cela ne te dit rien ?


Conviens plutôt que cette idée oppresse

Ton cœur frivole et blasé. Et parfois

L’affreux néant du monde et de ses lois

Viens abreuver ton âme de tristesse.

Ah ! Le cruel, l’impitoyable faix !

Son poids, trop lourd pour ta frêle existence,

En t’accablant, d’interdit l’espérance,

Et le plus grand de tous les bien : la paix.

Tu la voudrais, cette paix ! … Dieu la donne.


Oh ! Ne ris pas de ce rire moqueur !

La mort viendra, le plaisir est trompeur.

Approche-toi de Celui qui pardonne.

Il est puissant et pourra, si tu le veux,

Te révéler l’insondable mystère :


Le grand secret d’être heureux sur terre

En attendant de l’être dans les cieux.


Ce poème fut écrit
en juillet 1923 par Ch. Capt

 


Pensée :


Dieu est derrière toute chose,
mais il n’y a rien derrière Dieu.

Par frère jacques
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Vendredi 23 octobre 2009



Indulgence


Si vous connaissez la détresse

De ceux qui n’ont pas de bonheur,

Ne ménagez pas la tendresse

De votre cœur.


Si vous savez le dure calvaire

De ceux qui sont seuls pour souffrir,

Dites-leur comment on espère

En l’avenir.


Si vous connaissez la faiblesse

De ceux qui ne font pas le bien

Fuyez le reproche qui blesse,

Ne dites rien.


Et si vous savez la souffrance

Le doute et la peur de tous ceux

Qui perdent un jour l’espérance,

Priez pour eux.


L. Lafay

Par frère jacques
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Lundi 28 septembre 2009



Les années passent et galopent dans les steppes de la vie. Et puis la vie s’arrête en chemin, et plus personne ne se souvient de vous… Mais ne dit-on pas que vos écrits restent.
J’ai retrouvé ce vieil écrit d’Albert Gauthier. L’homme s’en est allé le 22 août 1922. C’est une prière-poème, dans laquelle il exprime toute sa fragilité et toute son attente de ce jour qui vient parfois trop tôt...

 


 O toi, Seigneur Jésus dont la croix implacable

Fit couler sur ta face et le sang et les pleurs.

Toi qui ne connus pas la défaite coupable

Malgré les coups nombreux des ultimes douleurs.


Toi dont le nom béni désigne la victoire,

Le triomphe éclatant sur le péché, la mort,

Viens me rendre héritier de la divine gloire.

Comme-toi, je voudrais être vaillant et fort.

Viens prendre aussi la croix sous laquelle je tombe,

Car j’ai peur de rester au nombre des vaincus ;

J’ai peur que devant moi se prépare la tombe

Où viendront s’abîmer tous mes espoirs déçus.


Mais quel que soit le sceau qui marquera ma vie,

Enseigne-moi, Seigneur à ne point murmurer,

Donne-moi ton pardon, c’est tout ce que j’ai envie,

Jusqu’au jour où vers Toi, Tu me diras d’aller.


Frère Jacques

Par frère jacques
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Samedi 25 juillet 2009




Le chat perdu


Un chat perdu rôdait

Aux portes des maisons.

Une vieille cousait,

Assise à son balcon.


« O vieille ! Dit le chat,

Deux pétales de rose

Comblent mon estomac. »

« En ce cas dit la vieille,

Entrez, pauvre matou ;

Dormez dans ma corbeille,

Faites comme chez-vous. »


Mais allez croire un chat !

Dès qu’il fut chez la vieille,

Il lui mangea jusqu’à

L’ouate de ses oreilles.


Maurice Carème




Par frère jacques
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Vendredi 24 juillet 2009



 

L’écureuil et la feuille

Un écureuil, sur la bruyère,

Se lave avec de la lumière.


Une feuille morte descend,

Doucement portée par le vent.

Et le vent balance la feuille

Juste au-dessus de l’écureuil ;

Le vent attend pour la poser

Légèrement sur la bruyère,

Que l’écureuil soit remonté

Sur le chêne de la clairière

Où il aime à se balancer

Comme une feuille de lumière.


Maurice Carème

Par frère jacques
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Mercredi 22 juillet 2009

 



Le rythme des temps s’accélère,

Les continents dérivent,

Les îles s’enfuient,

La terre est prise de douleurs.


Mais Toi, Jésus-Christ

Tu es bien là le Vivant,

Le regard fixé sur l’épicentre

De nos catastrophe intimes.


Des quatre coins de l’horizon

Se lèvent les vents exterminateurs,

Famine, guerre, tremblement de terre

Crevasse profonde d’où né la peur.


Toi, tu es là

Dans la durée tranquille,

Au-delà des contradictions,

Regardant au cœur.


Ployés sous le fardeau des jours,

Blessés, solitaires, égarés,

Nous sondons les chimères

Dans un lointain tragique.





Toi, tu es là,

Tu te tiens à la croisée des routes,

Écartelé entre notre aveuglement

Et la lumière triomphante.


L’ombre envahit la terre,

Il nous faut relever la tête.

Il en sera comme Tu as dit :

Nous allons gémir ou sourire.


C’est maintenant que le ciel va s’ouvrir

Et tu descendras dans ta gloire,

Toi qui n’as pas cessé d’être là,

Trinité sainte au cœur du monde.


Denyse Sergy

                                                                                               Novembre 1980

 

Par frère jacques
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Dimanche 8 mars 2009

Perles d’or sur un fil

 

Entre brindilles et herbes,

plumes et fragments d’écorce,

un champignon rose pâle veiné d’ivoire,

fleur sculptée dans la chair,

a surgi de la mousse.


Je regarde la lune en son dernier quartier

traverser le jardin et s’éteindre avec le matin.

Le chant perlé d’un oiseau

raconte peut-être toutes les batailles

livrées et perdues, la gloire et puis la chute de tous les empires
et puis encore, la cadence d’un tambour. 
 



Oiseau,…emporte mes larmes brûlantes

dans ton vol léger !

 

Le lichen vert et blanc
grimpe sur le tronc noueux du prunier.
La mousse et les aiguilles de pin miroitent de gel.
Les mots agencés dans ma têtes
sont comme des perles d’or sur un fil…




                                      Le vent d’hiver descend de la colline

tout chargé de senteurs nouvelles.

Vent,…sèche mes larmes brûlantes,

car il n’y aura plus d’errances,

mais des journées fastes et sans noms !

 


Quelque part au loin,

le tintement d’une petite cloche résonne.

Qu’importe le jour ou le mois,

les années ont escaladé ma vie.

Il n’y aura plus de chemins égarés

ni de vagabondages,

et plus de larmes glissant

sur le tranchant des jours. 

Florence Paul   ©


 

 

 

 

Frère Jacques remercie Florence Paul pour son poème auquel il lui donne vie dans  "une version avec photos "

Par frère jacques
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Mardi 24 février 2009
Mon empire sous les feuilles  ©
 un poème de Florence Paul


 

       Mon empire sous les feuilles

a pour toit le ciel

et son Eternité.

Y passent les nuages,

lentes caravanes

aux pas pesants.

 


Mes émissaires, mes courtisans, (*)

tout emplumés de soie,

sont des mendiants

qu’un peu de pain,

un peu de grains,

rendent confiants.

 

                                              Mon empire sous les feuilles     

n’est guère plus grand

que la planète                          

du Petit Prince.

Il tient en quelques mots,

quelques pétales

que le vent arrache

pour faire danser.

 



Y passent les nuages,     

lentes caravanes

aux pas pesants.


 

                             

 

(*) Florence  précise que : ("mon empire sous les feuilles") a été écrit en déjeunant face au jardin. Il caractérise son état d'esprit habituel, d'amusement et d'émerveillement face à la simplicité de la réalité, le banal du quotidien. Il faut savoir que "les courtisans" dont elle parle ne sont que ses poules et lapins qui vivent en bonne intelligence et en toute liberté dans son jardin-verger.( Elle ne voudrait pas se faire passer pour ce qu'elle n'est pas lorsqu'elle évoque " les courtisans !" )

Par frère jacques
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