A ceux qui cherchent..
Du pain ! Des jeux !… C’est bien l’antique phrase
D’un peuple usé, insatiable et vain.
Mais c’est encore la tienne, ô pauvre humain
Que l’âpre soif des voluptés embrase.
Tu veux jouir de la vie… c’est bien !
Mais à deux pas, dans le vieux cimetière,
Il en est tant qui dorment sous la pierre.
Ton tour viendra. Cela ne te dit rien ?
Conviens plutôt que cette idée oppresse
Ton cœur frivole et blasé. Et parfois
L’affreux néant du monde et de ses lois
Viens abreuver ton âme de tristesse.
Ah ! Le cruel, l’impitoyable faix !
Son poids, trop lourd pour ta frêle existence,
En t’accablant, d’interdit l’espérance,
Et le plus grand de tous les bien : la paix.
Tu la voudrais, cette paix ! … Dieu la donne.
Oh ! Ne ris pas de ce rire moqueur !
La mort viendra, le plaisir est trompeur.
Approche-toi de Celui qui pardonne.
Il est puissant et pourra, si tu le veux,
Te révéler l’insondable mystère :
Le grand secret d’être heureux sur terre
En attendant de l’être dans les cieux.
Ce poème fut écrit en juillet 1923 par Ch. Capt
Pensée :
Dieu est derrière toute chose,
mais il n’y a rien derrière Dieu.

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